Eux sur la photo d’Hélène Gestern

Jusqu’à la dernière page ce livre m’a tenu en haleine. Conseillé par ma libraire, j’ai lu ce roman en seulement quelques heures et je ne suis pas déçue par la lecture.

Une photographie paraît dans un journal, une photo représentant trois personnes, deux hommes et une femme, jouant au tennis. Cette femme est le mère d’Hélène et la raison qui la conduit à publier cette photo est qu’elle n’a jamais connu sa mère. N’ayant jamais eu d’informations sur cette mère morte alors qu’elle n’avait que 3 ans et malgré ses questions incessantes à sa famille sur sa mère, Hélène n’a en sa possession que cette seule et unique photo.

Le destin va lui faire rencontrer Stephane, homme d’une quarantaine d’années qui dit reconnaître son père sur cette photo. Commence alors pour eux une chasse aux informations qui va les rapprocher de par leurs questionnements sur leurs enfances et leur entente évidente.

Hélène souffre d’une mère non connue et des non dits, Stéphane, lui, tente de comprendre le comportement d’un père glaciale et solitaire.

Fouilles dans les archives, analyses de photos, découvertes d’écrits, confidences, Hélène et Stephane tentent de mettre bout à bout un passé qui leur apprend que leurs deux parents ont eu une liaison amoureuse et que leurs familles respectives ont voulu leur cacher bien des choses.

Roman épistolaire terriblement bien écrit, j’adore le style d’Hélène Gestern qui nous offre ici son premier roman.

A la fois tendre et captivant, ce livre nous montre à quel point les secrets du passé, même cachés, sont toujours découverts d’une manière ou d’une autre.

Mon meiller passage:

 » Comme il est ironique de penser, en attendant, que la suite de nos recherches dépend des souvenirs improbables d’un homme au cerveau en partie mort et d’une vieille dame à la mémoire dévastée. Curieuse allégorie de ce présent que nous ressuscitons de ses ruines de papier, une photo après l’autre.

Amitiés. 

Hélène. » 

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer

Un merveilleux moment de lecture avec ce livre!! Je l’ai dévoré, mon seul regret était de devoir interrompre ma lecture pour aller travailler ;0)

Mary Ann Shaffer a décidé de nous livrer un roman sur l’après-guerre de 39-45 à Londres et plus particulièrement à Guernesey,  une île entre la France et l’Angleterre qui a elle aussi souffert de l’Occupation allemande.

A travers Juliet, une jeune écrivain londonienne, et  ses correspondances, nous entrons dans ce monde de l’après-guerre encore douloureux.

C’est grâce à une lettre d’un de ces admirateurs que Juliet va faire la connaissance de l’île de Guernesey et de ses habitants, et va également apprendre ce qu’ont été ces cinq dernières années de guerre pour  eux.

Manque de nourriture, vol de leurs bétails par les allemands, couvre feu, saleté et vétusté étaient devenus leur quotidien mais un malencontreux incident va permettre à certains des habitants de l’île de créer ce qu’ils appeleront  » le cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates ». Un cercle où chacun son tour doit apporter son avis sur un livre lu récemment. Pour ces habitants vivant sous l’Occupation et malgré leur entraide réciproque, ce cercle va faire naître une envie de partage et un but dans leurs vies difficiles.

Pour Juliet, grande amoureuse des livres et curieuse d’en savoir plus sur leurs vies pendant l’Ocupation décide de se rendre sur l’île de Guernesey dans l’idée d’écrire un livre sur la vie de ses nouveaux amis.

Sujet très douloureux et triste que celui de la deuxième guerre mondiale mais magnifiquement abordé grâce à ces échanges de lettres et à l’humour léger de Mary Ann Shaffer.

Certains moments sont durs à lire, notamment lorsqu’on nous parle de détails sur l’Occupation ou encore sur la vie dans les camps mais une petite pointe d’humour nous redonne le sourire, l’envie de connaître la suite nous fait dévorer le livre et les découvertes de Juliet deviennent nos découvertes.

Si vous n’avez pas encore lu ce livre, je vous le conseille vivement!

Bonne lecture!

Lectures dans le cadre d’une Lecture Commune avec Laetitia. ( cliquez sur son nom)

Mon meilleur passage:

   » Will Thisbee est responsable de l’Association de la tourte aux épluchures de patates au nom de notre cercle. Allemands ou pas, il n’avait pas l’intention d’assister à la moindre réunion s’il n’y avait rien à manger! Si bien que nous avons inclus un encas à notre programme. Et comme il ne nous restait qu’un tout petit peu de beurre, encore moins de farine et pas de sucre du tout à Guernesey, Will nous a concocté une tourte aux épluchures de patates. Purée de patates pour le fourrage, betterave rouge pour sucrer et épluchures de patates pour le craquant. Les recettes de Will sont souvent douteuses, mais celle-ci est devenue une favorite. »

Lu dans le cadre du challenge le nez dans les livres

Un homme à distance de Katherine Pancol

Rares sont les livres qui me font pleurer… et bien celui-ci en fait partie.

Histoire d’une correspondance entre Kay, une jeune libraire et un homme qu’elle ne connaît pas.

Un homme qui , après avoir vu la librairie de Kay à Fécamp, lui demande par courrier interposés, de lui envoyer régulièrement des livres  étant un grand amateur de lecture et parcourant la France pour des raisons professionnelles.

C’est ainsi que Kay se met à écrire à cet homme tout en lui en envoyant ses meilleurs choix littéraires et une relation fusionnelle va s’instaurer, une relation étrange de complicité.

Au gré des conversations entre ces deux personnages, l’auteur en profite pour y insérer des titres d’ouvrages qui, décrits comme ils le sont dans ce livre, nous donnent, à nous lecteurs, envie de les lire nous aussi.

La fin est tout simplement stupéfiante. On se demande, pendant tout le livre, ce que va donner cette correspondance, cette complicité évidente. Mais la découverte de la vérité laisse le lecteur sans voix, témoin d’une histoire d’amour romancée à merveille.

Ce livre regroupe à la fois une histoire d’amour et un magnifique échange entre deux amoureux des livres qui ne peut laisser des lecteurs comme nous insensibles…

Bonne lecture!!

Mon meilleur passage:

   » Est-ce qu’on sait tout de l’autre quand on aime les mêmes livres?

  Est-ce que les livres sont un moyen de tout se dire, même l’inavoué, le plus terrible secret? »