« Hôtel Angleterre » de Marie Bennett

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Magnifique roman que ce premier de Marie Bennett. Un vrai coup de coeur dont je vais vous parler aujourd’hui. Un couple séparé par la guerre, l’un se bat pour survivre, l’autre contre ses remords face à son adultère avec une femme. Le pardon et vivre avec ses démons est-il possible?

Quatrième de couverture:

« Suède, Hiver 1940. Georg est appelé sous les drapeaux. Exposée à des températures extrêmes, mal équipée, sous alimentée, son unité se trouve à la merci d’officiers incompétents qui exposent les soldats à des risques inutiles et n’hésitent pas à leur infliger châtiments et humiliations. Lorsque cinq recrues meurent, c’est la mutinerie, et Georg est envoyé en camp de travail. 

  De son côté, Kerstin, la femme de Georg, survit comme elle peut à Malmö. Les années passent, et avec elles l’espoir de revoir un jour son époux. Mais une rencontre bouleverse sa vie, celle de Viola, femme riche, belle et cultivée dont Kerstin tombe éperdument amoureuse. C’est le débit d’une liaison d’autant plus passionnée qu’elle est interdite. Pourtant, aveuglée par la jalousie, Kerstin détruit ce bonheur fugace. 

  Le soir de Noël 1943, les deux époux se retrouvent enfin. Pourront-ils reprendre le cours de leur existence après avoir traversé autant d’épreuves? 

Un superbe roman sur l’amour, la trahison et les remords. »

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« Le jour où Anita envoya tout balader » de Katarina Bivald

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Après « La bibliothèque des cœurs cabossés », voici le second roman de Katarina Bivald, « Le jour où Anita envoya tout balader ». Autant son premier roman ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable, autant celui-ci m’a fait passer un bon moment et les histoires d’Anita m’ont beaucoup plu. La vie d’une quarantenaire qui se découvre lorsque sa fille quitte le nid.

Quatrième de couverture:

« L’été de ses dix-huit ans, Anita s’était fixé trois objectifs: apprendre à conduire une moto, acheter une maison et devenir complètement indépendante.

Presque vingt ans plus tard, Anita n’a toujours pas réalisé ses rêves. Elle mène une petite vie tranquille, seule avec sa fille Emma, et travaille au supermarché local. Le départ d’Emma pour l’université va bouleverser ce quotidien un peu fade. Anita va devoir gérer quelque chose qui lui a cruellement manqué ces deux dernières décennies: du temps libre.

Qu’à cela ne tienne, Anita commence à prendre des leçons de moto, se lance dans un projet impossible, apprend à connaître sa mère légèrement sénile, et tombe follement amoureuse.

Finalement, n’est-ce pas merveilleux de réaliser ses rêves d’adolescence à l’approche de la quarantaine? »

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Pour celles et ceux qui aiment les histoires d’amour… le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti

 

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  Effectivement, ce roman nous parle d’un coup de foudre. Sujet traité des milliers voir des millions de fois mais jamais comme Katarina Mazetti. Son style simple et touchant nous emmène dans les balbutiements d’une histoire d’amour où le choc des cultures est au cœur de cette relation entre Désirée, jeune bibliothécaire et Benny, fermier du même âge. Pourquoi ce titre ? Parce qu’ils se rencontrent tous deux dans un cimetière, chacun venus fleurir la tombe de leur proche. Le coup de cœur est évident, la passion s’en suit et les allers retours entre la ville et la ferme vont très vite devenir hebdomadaires.

Pleine d’humour, Katarina Mazetti nous décrit une histoire d’amour emplie de remises en question pour l’un et l’autre car entre une vie à la bibliothèque où les livres sont un centre d’intérêt et l’entretien d’une ferme où les absences sont interdites, des choix s’imposent.

Deux caractères très différents, deux visions de la vie opposées mais un amour fou alors comment faire ? Entre coups de foudre et coups de gueule, nos deux amoureux vont vivre chacun une expérience qui va les changer à jamais.

L’originalité de ce roman réside également dans la construction du livre à savoir que nous changeons de narrateur à chaque chapitre : Désirée livre son point de vue et ses ressentis sur la relation puis Benny relaye son vécu sur les mêmes évènements. Ainsi se confirme le fait que les hommes et les femmes ne vivent pas un évènement de la même façon et n’en retiennent pas les mêmes choses. Désirée se souvient du moindre détail alors que Benny en retient plus l’ambiance générale et sa vision globale de la relation.

Ce roman est un coup de cœur assuré  aussi bien pour les amateurs d’histoire d’amour que pour ceux dont la sensibilité ne demande qu’à être réveillée.

Il existe une suite à ce roman «  le caveau de famille » dont je vous parlerai prochainement.

Bonne lecture !

Mon passage préféré :

  «  Désirée a dit un jour qu’elle avait l’impression de reposer dans une crypte en regardant les murs noirs. C’est ce qui m’a décidé à entreprendre de petits changements de décor. J’ai sans doute développé une sorte d’instinct de nidification quand elle est entrée dans ma vie (…).  D’abord j’ai retapissé ma chambre, un assez joli papier peint fleuri. Puis j’ai fait venir des rideaux prêts à poser de Haléns VPC, blancs avec un tas de volants, et des rubans brillants pour les retenir sur les côtés. Pour finir, j’ai mis quelques broderies avec des fleurs sur les murs, à la place des tracteurs. »

  «  J’ai tout d’abord dû combattre une folle envie de pouffer de rire en découvrant les rideaux genre robe de bal sortie tout droit d’Autant en emporte le vent, et en voyant que les broderies au point de croix avaient envahi le dernier bastion de la maison, sa propre vieille crypte. Mais il était tellement débordant de fierté que ça m’a refroidie, et je n’ai pas su quoi dire. »

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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson

Quel bon moment passé avec ce livre!! Du rire, de l’étonnement, du farfelu, du tiré par les cheveux, un bon roman qui vous fait oublier vos soucis du quotidien en quelques centaines de pages.

Les auteurs Suédois sont de plus nombreux ces derniers temps et Jonas JONASSON nous régale avec ces idées incroyables. Effectivement, que d’imagination débordante pour nous livrer un roman concernant un centenaire qui décide de s’enfuir de sa maison de retraite le jour de ces cent ans et qui se retrouve dans des affaires de drogue, de meurtres et qui se retrouve poursuivit par la police suédoise!!

Ces quelques centaines de pages, riches en rebondissement, nous tracent l’aventure d’Allan, qui, bien que traînant les pieds malgré son âge, se retrouve embarqué malgré lui au départ dans le vol d’une valise contenant une énorme somme d’argent, et continue sa cavale entouré de plus en plus d’hommes et de femme tous aussi farfelus que lui. Parallèlement, l’auteur nous retrace la vie d’Allan, aussi riches en rebondissements que l’aventure de sa centième année…

Rencontre avec les plus grands politiciens et dirigeants mondiaux comme Churchill, Mao, Staline, Truman et j’en passe, conception d’une bombe atomique, emprisonnement et goulag, traversée de l’Himalaya à dos de chameau, farniente sous le soleil de Bali, Allan à vécu une vie digne des plus grand romans!!

Ce qui m’a fait sourire et plu, c’est que bons nombres des événements historique entre la deuxième Guerre Mondiale et les années 2000 sont inclus et sont dûs au passage d’Allan dans différents pays et les situations les plus dangereuses sont gérées par Allan avec une aisance et un détachement impressionnant. Notre héros réuni les plus grands et fait passer ses idées autour de verres d’eau de vie et si il a eu une influence et un parti pris dans ces évènements historiques romancés, c’est bien malgré lui car détestant la politique et ne voulant que suivre son petit bonhomme de chemin.

Un livre drôle et ahurissant que je conseille s’il n’a pas déjà été lu.

J’espère que vous passerez un aussi bon moment que moi avec ce livre.

Bonne lecture!

Mon meilleur passage:

«  Allan Karlsonn resta un petit moment indécis, planté au milieu de la plate-bande de pensées qui couraient tout le long de la maison de retraite. Il portait une veste marron et un pantalon assorti. Aux pieds, il avait une paire de charentaises de la même couleur. C’était loin d’être un parangon d’élégance, mais qui peut prétendre qu’il le sera encore à cent ans? Il fuyait sa propre fête d’anniversaire, et c’est aussi une chose qu’on fait rarement à cet âge-là, principalement parce qu’il n’est pas fréquent d’arriver jusque là. »

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Entre Dieu et moi, c’est fini de Katarina Mazetti

Le monde des ados est plein de mystères et de questionnements, nous en savons quelque chose.

Coups de coeur, coups de gueule rythment ces années difficiles et Linnea, notre héroïne sait bien nous le montrer ici.

Elle a une très bonne amie au lycée, Pia, sa meilleure amie ou du moins elle avait… car Pia est morte et l’on apprend ce qui lui est arrivé seulement à la fin du livre.

Linnea nous raconte ses meilleurs moments avec elle, leurs complicité, leurs codes, leur amitié. Tout ça au milieu de son univers, de sa mère, de son petit frère, des garçons du lycée et aux côtés de son mur auquel elle parle dans le placard chez sa grand-mère.

Roman sur une jeune ado en mal de réponses, qui essaie de trouver sa place tout en restant le plus invisible possible. Une ado pour qui la famille prend une place plus qu’importante dans sa vie mais pour qui aussi l’amitié de Pia, aussi courte a-t-elle été, restera à jamais l’amitié la plus forte de sa vie.

Un livre court mais plein d’un univers que l’on a bien connu, celui de l’adolescence. J’ai beaucoup aimé ce livre de Mazetti que je découvre, comme beaucoup d’auteurs dernièrement.

J’ai lu beaucoup de bien sur cette auteur et je ne suis pas prête de m’arrêter à ce livre.

Bonne lecture!

Mon meilleur passage:

   » Oui, à court terme, bien sûr. Mais il faut voir ça dans sa globalité. Nous les nanas, on est indispensables, parce qu’on est capable de fabriquer un enfant en nous. Mais la nature a besoins d’enfants légèrement modifiés. Il faut donc une espèce de plus pour nous aider à mélanger les gènes. Et depuis, nous avons ces coqs aux hormones en ébullition sur le dos. Et la seule raison d’être de toutes ces créatures est de s’accoupler. C’est leur destin. Mais je ne suis pas encore prête à peupler la toundra, c’est pour ça que je vais d’abord regarder ce qu’il y a sur le marché. Toi aussi, tu devrais le faire! Arrête de mater comme ça, enfin! Ca devient embarrassant!  »