« Sur l’île, une prison » de Maurizio Torchio

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Premier roman des Editions Denoël pour cette rentrée littéraire. Un roman au sein d’une prison dans laquelle les lois diffèrent en tous points des règles de l’extérieur.

Quatrième de couverture:

« Du tréfonds d’une cellule s’élève une voix. Celle d’un homme placé à l’isolement. Toro a été emprisonné après avoir enlevé la fille d’un patron local, surnommée  « la Princesse du café ». Le jour où il tue un gardien, il est alors condamné à perpétuité. Toro raconte tout: les relations entre gardiens et détenus, les rivalités et la solidarité entre les prisonniers eux-mêmes. Il décrit la nourriture, le sexe, le monde extérieur, l’attachement désespéré aux objets, les jours et les nuits qui se confondent – tous les détails, même les plus infimes, sont rapportés avec une minutie sans pitié.

  Sur l’île, une prison est un roman puissant et hypnotique qui plonge le lecteur dans un univers où l’espace et le temps, le bien et le mal, la lâcheté et le courage tels qu’on les connaît n’ont plus courts. Dans la lignée d’Un prophète, de Jacques Audiard, Maurizio Torchio nous livre un récit fascinant et inoubliable, dépourvu de tout jugement ou complaisance, sur la vie carcérale. »

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« Le fil rouge » de Paola Barbato

le fil rouge

 

Je vais vous parler aujourd’hui d’un thriller qui m’a passionnée!! Rares sont les thrillers qui m’envoûtent à ce point et je remercie grandement les Editions Denoël pour cette découverte.

Quatrième de couverture:

« Que fait un homme quand il se retrouve face à l’assassin de sa fille?

Antonio Lavezzi mène une existence solitaire et monotone depuis le jour où Michela, sa fille de treize ans, a été sauvagement assassinée. Sa femme l’a quitté, et le meurtrier n’a jamais été arrêté. Antonio travaille dans le bâtiment avec un ami d’enfance. Ce dernier lui présente inlassablement de petites amies potentielles qui ne l’intéressent pas. Lorsqu’un corps est découvert sur le chantier dont il est responsable, des éléments troublants amènent Antonio à penser que cette affaire et son histoire personnelle sont liées. Contacté par un homme mystérieux, bapstisé l’Assassin, qui lui ordonne d’exécuter des criminels ayant échappé à la justice, Antonio décide d’obéir et va s’extraire peu à peu de sa torpeur et de son silence. L’Assassin semble savoir qui a tué Michela, et Antonio, pris dans une spirale meurtrière, est plus que déterminé à venger sa fille. »

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« La mer couleur de vin » de Leonardo Sciascia

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La mafia…. tant de films, de séries et de romans en on été inspirés. Les gangs, les vendettas, les histoires de famille, les règlements de compte; la mafia intrigue, inquiète, fascine et terrifie en même temps.

Leonardo Sciascia, sicilien de naissance, a écrit ce recueil de nouvelles entre 1959 et 1972 et évoque, à travers ces treize récits, l’importance de la religion dans les régions siciliennes, l’impact de la mafia sur la population et le poids de certaines traditions.

Un peuple pauvre, luttant pour survivre face à une mafia puissante et omniprésente.

Déjà publié en 1973, cette réédition m’a permis de découvrir cet auteur italien et d’en apprendre beaucoup sur la Sicile du début 19ème ainsi que sur l’action de la mafia et sur son emprise.

Certains récits m’ont fait sourire par leurs dénouements ou leurs situations parfois cocasses:  un mafioso qui doit se présenter devant le juge et apprend dans le dictionnaire la définition du mot « mafia » pour réussir à se défendre, un jeune enchaînant les larcins et meurtres mais s’en sortant systématiquement car passant pour l’idiot du village, une femme découvrant que son mari veut sa mort… Lire la suite

L’Ecorchée de Donato CARRISI: la suite du Chuchoteur…

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Il y a de cela un an et demi (eh oui, le temps passe vite), je vous présentais un roman de Donato Carrisi « Le Chuchoteur ». J’avais adoré ce livre et vous en avais parlé avec toute l’admiration et les frissons que m’avais procurés ce livre.

Et voilà que le 16 Octobre dernier sort la suite du Chuchoteur soit « L’Ecorchée ». J’ai tout de suite foncé dessus en me disant qu’une suite du Chuchoteur ne pouvait que me plaire avec tout de même suffisamment de recul sachant que les suites peuvent parfois décevoir. C’est comme pour un très bon film pour lequel on attend coûte que coûte une suite et cette dernière ne nous émeut pas autant que le première.

J’ai donc commencé ce livre et je me suis plongée dedans dès le début. J’ai aimé retrouver le personnage principal Mila Vasquez et découvrir ce qu’elle était devenue. J’ai aimé suivre sa nouvelle enquête dans laquelle des homicides semblent être perpétrés par des personnes ayant mystérieusement disparu depuis plusieurs années. Toute une équipe se mobilise afin de résoudre cette affaire faisant ressortir des Limbes des visages que l’on pensait oubliés à jamais. Chose étonnante, chaque meurtre donne un indice aux enquêteurs pour découvrir un autre homicide. Pourquoi toutes ces personnes disparues depuis tant d’années reviennent-elles soudain et quel est ce lien qui les unit : la vengeance ? le Mal ?

Grâce à l’aide d’un paria de la police, Simon, Mila va de nouveau se retrouver aux portes d’un monde obscur, à la fois tentée par la peur qui s’y trouve et hantée par ses démons.

J’ai eu un moment de faiblesse à mi-parcours du livre, je trouvais ça un peu long mais la fin m’a de nouveau laissée sans voix. Donato CARRISI est décidemment très fort pour nous surprendre et je ne suis pas déçue d’avoir renouvelé l’expérience.

Certains et certaines d’entre vous avait aimé le Chuchoteur, j’espère que vous aimerez aussi l’Ecorchée…

Bonne lecture !

Mon passage préféré :

«  Nous avons tous eu, au moins une fois dans notre vie, envie de disparaître.

Dans un moment de découragement, nous avons envisagé de nous rendre à la gare et de monter dans un train au hasard- peut-être fuir pour quelques heures seulement, un mardi matin ensoleillé d’hiver. Si nous l’avons fait, nous ne le raconterons jamais. Mais nous conserverons toujours la sensation libératoire d’éteindre notre téléphone portable et d’oublier Internet, nous affranchissant du joug de la technologie pour nous laisser transporter vers notre destin. »

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Le chuchoteur de Donato Carrisi

La première page de ce thriller donne déjà envie de finir le livre avec cette phrase :

« Le détenu RK-357/9 essuie avec un chiffon en feutre chaque objet avec lequel il entre en contact, ramasse tous les poils et cheveux qu’il perd quotidiennement, astique à la perfection les couverts et les WC à chaque fois qu’il les utilise.

Nous avons donc affaire soit à un maniaque de l’hygiène, soit, beaucoup plus probable, à un individu qui veut à tout prix éviter de laisser du « matériel organique ».

J’avais déjà lu beaucoup d’articles sur ce thriller qui le décrivait comme le policier de l’année, le livre à lire absolument. Cette phrase que je vous ai écrite donne déjà le ton du livre : un livre qui sera poignant, stressant et sanglant. Et c’est exactement ce que j’ai trouvé. Un suspense haletant du début à la fin, des scènes que la plupart des hommes n’oseraient imaginer et des retournements de situations à revendre. Je suis pleinement entrée dans l’enquête avec cette jeune policière, Mila qui intègre une équipe de police afin de les aider à retrouver une fillette disparue, sixième victime d’un tueur en série. La découverte d’un « cimetière de bras » appartenant chacun à une des fillettes disparues m’a glacé le sang et j’ai étudié chaque pièce à conviction et chaque indice en même temps que Boris, Stern, Rosa et Mila, chapeautés par leur inspecteur-chef Roche. Les cadavres des cinq premières filles apparaissent chacun leur tour dans des lieus apparemment dénués de sens pour l’enquête mais chaque fois, un indice laissé par le tueur va leur révéler une histoire chacune plus horrible les unes que les autres. L’esprit d’équipe et la capacité de réflexion de Mila et de Goran, un des policiers, va leur permettre de déduire que la sixième fillette est encore vivante et probablement tenue en vie par son kidnappeur. S’ensuit alors une course contre la montre pour tenter de découvrir où est détenue la petite fille. Les policiers sont les marionnettes d’un tueur en série incroyablement malin et intelligent qui, de par son modus operandi, leur révèle l’horreur humaine sous toute sa splendeur.

J’ai essayé de deviner qui était à l’origine de ces massacres, j’ai tenté de m’infiltrer avec les policiers pour résoudre l’enquête, mais la fin m’a laissée sans voix. Une habileté de réflexion, un monstre et génie à la fois, un crime extrêmement bien construit et un suspense des plus poignants. Comment ne pas être tenue en haleine pendant la lecture ? J’ai senti mon rythme cardiaque s’accélérer à chaque rebondissement, j’ai eu des sueurs froides à la vue de certaines scènes, j’avais l’impression de « voir » un film dont j’avais moi-même construit les images. Je finirais cet article avec une phrase tirée du livre qui le résume bien : « Dieu se tait, le diable murmure ».

Bonne lecture

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Lu dans le cadres des challenges Thriller et  1% rentrée littéraire