« Une constellation de phénomènes vitaux » d’Anthony Marra

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Reçu pour  la sélection du mois de Mars 2016 pour le Prix des lecteurs Livre de Poche, ce roman a déjà reçu le Grand Prix des Lectrices Elle.

Ce roman est un vrai coup de cœur, une magnifique histoire d’amour entre un père et sa fille, entre deux sœurs, et une terrible histoire de guerre.

Quatrième de couverture:

 » En 2004, dans un village de Tchétchénie, Havaa, une fillette de huit ans, cachée dans les bois, voit les soldats russes emmener son père et brûle sa maison. Ahkmed, voisin et ami de sa famille, observe lui aussi la scène, redoutant le pire. Lorsqu’il retrouve Havaa, il décide de la mettre à l’abri dans un hôpital abandonné où il ne reste qu’une chirurgienne russe épuisée, Sonja, pour soigner les blessés. Au cours de cinq jours extraordinaires, le monde de Sonja, d’Akhmed et de Havva bascule.

Un premier roman majestueux sur l’amour en temps de guerre, qui révèle l’histoire d’un pays et d’un peuple martyr. »

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« Le gardien de nos frères » d’Ariane Bois

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J’ai fait une très belle découverte avec ce roman d’Ariane Bois que j’ai lue pour la première fois. Un roman d’amour, de fraternité et de survie.

Quatrième de couverture:

 » En 1939, Simon Mandel a 16 ans. Entré dans la Résistance, il sera blessé au maquis. En 1945, la guerre lui a tout pris et notamment Elie, son petit frère disparu dans des conditions mystérieuses. Dans une France désorganisée et exsangue, Simon embrasse une nouvelle cause, celle des Dépisteurs. Ces jeunes Juifs, anciens scouts et combattants, ont pour mission de retrouver des enfants dont les parents ne sont pas revenus des camps. Sillonner le pays à la recherche des siens est sans doute le seul espoir pour Simon de retrouver Elie. 

Dans ce monde traumatisé où le retour à la vie sera pour certains une tragédie de plus, Simon rencontre Léna, survivante du ghetto de Varsovie. Rejetée par son propre pays, la Pologne, elle cherche elle aussi à redonner un sens à son existence. De Paris à Toulouse, d’Israël à New York, la reconstruction bouleversante de deux jeunes révoltés portés par la force de l’amour et le souffle de l’Histoire. »

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« Clair-obscur » de Stéphane Bret

clair obscur

 

J’ai eu la chance d’être contactée par Stéphane Bret il y a quelque temps et il m’a gentiment envoyé son dernier roman « Clair Obscur ».

Un roman sur fond de Seconde Guerre Mondiale et de Résistance française. Ceux qui suivent régulièrement ce blog savent que j’attache un intérêt particulier à cette période de l’Histoire mais j’ai rarement lu des ouvrages parlant de la Résistance en France. Afin de combler ces lacunes, c’est avec un grand plaisir que je me suis plongée dans le livre de Stéphane Bret.

Quatrième de couverture:

« Clair-obscur »: distribution des lumières et des ombres, ambiguïté, incertitude.

C’est ce que vont vivre Arlette Gravier, employée aux Trois Quartiers, Arnaud Larribe, métreur, Damien Rubot, ouvrier chez Citroën, pris dans les drames de la France des années 1940-1945. Ils répondront aux interrogations du moment en fonction de leur engagements passés, et par l’appel à leur conscience individuelle, seul recours possible en ces temps où tout s’écroule, où l’obscurité triomphe dans un premier temps pour faire place ensuite à une incertaine clarté, porteuse d’espoirs fragiles. »

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« Le Bleu entre le ciel et la mer » de Susan Abulhawa

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Une très belle histoire que nous raconte ici Susan Abulhawa sur la Palestine et Israël. Des histoires de femmes, de familles de réfugiés qui se battent pour survivre au milieu des bombardements, une belle leçon de courage et une immersion totale dans la vie des camps de réfugiés à Gaza des années 50 à nos jours.

 

Quatrième de couverture:

« 1947. La famille Baraka vit à Beit Daras, village paisible de Palestine entouré d’oliveraies. Nazmiyeh, la fille aînée, s’occupe de leur mère vieillissante, tandis que son frère Mamdouh s’occupe des abeilles du village. Mariam, leur jeune sœur aux magnifiques yeux vairons, passe ses journées à écrire en compagnie de son ami imaginaire. Lorsque les troupes israéliennes se regroupent aux abords du village, Beit Daras est mis à feu et à sang, et la famille doit prendre la route pour rejoindre Gaza et tenter de se reconstruire dans l’exil. Seize ans plus tard, Nur, la petite fille de Mamdouh, s’est installée aux Etats-Unis. Tombée amoureuse d’un médecin, elle décide de le suivre en Palestine. Un voyage au cours duquel elle découvrira que les liens de sang résistent à toutes les séparations- même la mort. 

Le Bleu entre le ciel et la mer est une histoire de femmes, de déracinement, de séparation et d’amour. Avec ce conte d’une beauté bouleversante, Susan Abulhawa montre l’histoire de la Palestine sous un nouveau jour. »

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« Toute la lumière que nous ne pouvons voir » d ‘Anthony Doerr

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Me revoilà avec une nouvelle chronique!!

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu le temps de me pencher sur mon blog et je suis bien contente de retrouver mon clavier et d’autant plus pour vous parler aujourd’hui d’un roman magnifique que j’ai lu il y a quelques semaines.

« Toute la lumière que nous ne pouvons voir » a reçu le Prix Pulitzer en 2015, rien que ça!

Sur thème de Seconde Guerre Mondiale, nous faisons connaissance avec deux enfants, l’une française, l’autre allemand, et découvrons l’impact de la guerre sur ces deux destinées.

Quatrième de couverture:

« Véritable phénomène d’édition aux Etats-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence: Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wermacht pour briser la Résistance.

  En entrecroisant avec une maîtrise éblouissante le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Anthony Doerr dessine une fresque d’une beauté envoûtante. Bien plus qu’un roman sur la guerre, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront jamais détruire la beauté du monde. »

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« Enfin Insécurisée » d’Eve Ensler

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J’ai vu, il y a quelques mois, la pièce d’Eve Ensler, Les Monologues du Vagin. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, plutôt à une pièce comique et si certains moments sont effectivement drôles, la plupart dévoilent les violences faites aux femmes dans le monde entier, les viols, les excisions… Eve Ensler a interviewé plusieurs centaines de femmes et leur a fait parler de leur vagin et de leur perception de ce dernier.

Dans « Enfin Insécurisée », nous retrouvons ces interviews mais le sujet abordé est plus large et évoque les violences faites aux femmes dans le monde entier sous quelque forme que ce soit. L’interdiction d’étudier, de se marier avec l’homme qu’elle désire, d’avoir une quelconque importance dans la vie politique de leur pays mais ce qui est beau dans ce dernier livre d’Eve Ensler, c’est surtout le combat de ces femmes qu’elle décrit à merveille. Lire la suite

« La mer couleur de vin » de Leonardo Sciascia

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La mafia…. tant de films, de séries et de romans en on été inspirés. Les gangs, les vendettas, les histoires de famille, les règlements de compte; la mafia intrigue, inquiète, fascine et terrifie en même temps.

Leonardo Sciascia, sicilien de naissance, a écrit ce recueil de nouvelles entre 1959 et 1972 et évoque, à travers ces treize récits, l’importance de la religion dans les régions siciliennes, l’impact de la mafia sur la population et le poids de certaines traditions.

Un peuple pauvre, luttant pour survivre face à une mafia puissante et omniprésente.

Déjà publié en 1973, cette réédition m’a permis de découvrir cet auteur italien et d’en apprendre beaucoup sur la Sicile du début 19ème ainsi que sur l’action de la mafia et sur son emprise.

Certains récits m’ont fait sourire par leurs dénouements ou leurs situations parfois cocasses:  un mafioso qui doit se présenter devant le juge et apprend dans le dictionnaire la définition du mot « mafia » pour réussir à se défendre, un jeune enchaînant les larcins et meurtres mais s’en sortant systématiquement car passant pour l’idiot du village, une femme découvrant que son mari veut sa mort… Lire la suite

« Les mains du miracle » de Joseph Kessel

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J’ai un intérêt et une attirance toute particulière pour les sujets traitant de la Seconde Guerre Mondiale. Que ce soit des histoires de vie, des faits politiques, des romans ou des documents, dès qu’un livre traitant de cette période se présente à mes yeux, je ne peux m’empêcher de le lire. Cette période me fascine, m’interroge autant par l’horreur que par le courage de certaines personnes. Tenter de comprendre, d’en savoir davantage, dénicher des perles rares qui m’aideront à en savoir encore plus. Il est assez courant dans ce blog de découvrir des livres parlant de cette période de l’Histoire et je vous présente aujourd’hui, un roman de Kessel qui m’a fait découvrir un aspect jamais cité dans les livres d’Histoire, l’aventure d’un homme interviewé par Kessel lui-même, d’un médecin qui par son courage et son humanité a réussi à sauver des milliers de personnes.

Il s’agit de Félix Kersten, un médecin spécialisé dans les massages thérapeutiques. Désireux de se former toujours de plus en plus, son début de carrière est marquée par des rencontres incroyables qui, de part le partage des connaissances, lui permettent d’améliorer son toucher, d’affiner ses traitements et ainsi devenir un grand soignant. Reconnu par son talent, Kersten exerce en Hollande et en Allemagne.

Il est contacté un jour par une connaissance qui lui demande voire même l’implore d’aller faire une séance à un homme plus que redouté en Allemagne, Heinrich Himmler. Ayant toujours voulu éviter de se mêler de près ou de loin à la politique, Kersten hésite pour finalement accepter de rencontrer le chef de la SS en personne.

Les douleurs d’estomac dont souffre Himmler vont l’amener à vouloir engager Kersten comme médecin personnel.

Face à Kersten, Himmler est un patient comme les autres, devenant vulnérable lors des crises de douleurs. Ce dernier commence même à se confier sur des sujets politiques top secret lorsque les douleurs sont trop fortes et que le soulagement imminent des mains de Kersten se fait sentir.

C’est ainsi que ce médecin découvre avec horreur et effroi les projets du IIIème Reich, de Himmler et du Furher. Déportations, fusillades programmées, destructions des juifs, maintien de la race aryenne, tout un programme livré dans les détails dont l’exécutant principal se trouve entre les mains de Kersten.

Très vite, notre médecin se rend compte que grâce à sa position de soignant, il possède un pouvoir non négligeable sur le dirigeant des SS, un pouvoir insidieux lui permettant d’influer sur les décisions de Himmler au moment où la douleur se fait la plus forte. Sans avis politique ni engagement quelconque, Kersten va se sentir, par la force des choses, détenteur d’une quête, sauver le plus de personnes possible. Des amis au début, menacés de déportation ou de pendaison, puis des inconnus le contactant, connaissant sa relation et son influence sur Himmler. Puis les années passant et la confiance de Himmler grandissant envers son médecin malgré les tentatives de ses bras droits pour éloigner Kersten, il obtient des sauvetages de plus en plus conséquents, des déportations de milliers de personnes évitées, des fusillades annulées et j’en passe. Les mains du docteur Kersten, sa bonhomie et son talent de persuasion a permis à des milliers de personnes d’avoir la vie sauve.

Il y a beaucoup d’histoires comme celle du docteur Kersten, à savoir des personnes qui ont réussi par leur courage et leur résistance à éviter la mort à bon nombre de gens mais cette histoire est incroyable dans le sens où c’est au plus haut niveau de décision que le docteur est intervenu. C’est auprès de l’homme réputé pour être le plus impitoyable et le plus cruel du IIIème Reich que Kersten est parvenu à obtenir des clémences en se servant du pouvoir de ses mains au péril de sa vie.

Un livre incroyable que je conseille vivement, une histoire à connaître et à divulguer largement de part son humanité et son courage.

Bonne lecture!

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Erik Larson  » Dans le jardin de la bête »

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Si vous aimez l’Histoire, les documentaires et notamment ceux concernant la période de l’entre deux guerres en Allemagne et plus précisément la période traitant de la montée d’Hitler au pouvoir, alors je ne peux que vous conseiller ce livre d’Erik LARSON.

Terriblement bien renseigné, Erik Larson a fouillé dans bons nombres d’archives pour nous parler de la vie en Allemagne pendant les années 1933 à 1936 environ, et surtout de la vie de l’ambassadeur Américain, William Dodd, ainsi que celle de sa famille pendant cette période qui a changé le cours de l’histoire.

Les années 30. Aucune personne digne du poste d’ambassadeur en Allemagne n’est désireuse d’aller vivre là-bas. Hitler vient d’arriver au pouvoir, la dette de l’Allemagne aux États-Unis par rapport à la Première Guerre Mondiale n’est toujours pas remboursée et une rumeur circule sur l’attitude antisémite du régime du nouveau chancelier.  William Dodd accepte cette tâche et se rend en Allemagne pour s’y installer avec sa famille, heureux de retourner dans le pays de ses études , une Allemagne chaleureuse et accueillante.

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Quelle ne va pas être sa surprise en découvrant l’ambiance générale du parti et du pays où les agressions envers les juifs et les étrangers refusant de faire le salut nazi sont de plus en plus nombreuses.

«  Le pays semblait retenir son souffle, arrivé à la scène cruciale d’un film à suspens . »

L’atmosphère au départ conviviale et pleine de dîners mondains va vite devenir tendue et une méfiance va s’installe entre les membres du gouvernement et au sein des ambassades. Des micros sont cachés, des règlements de compte camouflés sous de fausses images de rétablissement de l’ordre et les idées et la propagande antisémite d’Hitler s’insinuent progressivement , masquées par des discours en faveur de la paix.

« Il est impossible de savoir si l’ambassade et la résidence des Dodd étaient rééllement truffées d’appareils d’écoute, mais l’essentiel  est que la famille ressentait la surveillance des Allemands comme omniprésente. »

La fille de Dodd, Martha , entre autre ébats amoureux, se lient tantôt au chef de la Gestapo tantôt à un Russe et sa vision idéaliste de l’Allemagne va peu à peu se transformer en ressentiment.

Malgré les alertes répétées de William Dodd sur la montée du nazisme et le danger réel menaçant, le gouvernement des Etats- Unis reste sourd aux télégrammes et ne souhaite qu’un remboursement de la dette et une attitude plus pondérée de la part de leur ambassadeur en Allemagne.

Ce documentaire m’a énormément appris sur une période dont on parle malheureusement trop peu à savoir la montée en puissance d’Hitler et son ascension au pouvoir avant la Seconde Guerre Mondiale. Ce texte montre parfaitement, grâce à des textes originaux, que la population mondiale et allemande, tellement persuadée que le régime d’Hitler serait renversé, a laissé s’instaurer un climat de violence et de haine raciale transformant le pays en un chaos innommable.

« Pour Dodd, le discours de von Papen à Marbourg semblait un révélateur de ce qu’il avait longtemps pensé : le régime d’Hitler était trop brutal et irrationnel pour perdurer. »

Un document terriblement prenant.

Bonne lecture!

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« Racines » de Alex Haley

Difficile de décrire le sentiment que j’ai eu à la lecture de ce livre.

Les livres sont ma passion et je comprends encore plus aujourd’hui pourquoi…

J’étais dans un train vers Barcelone avec ma mère et ma soeur lorsque j’ai vu une jeune femme littéralement absorbée par un livre « Racines ».

Ma mère me raconte alors que ce livre, qu’elle avait lu quelques années auparavant, est l’histoire d’une famille de Noirs Américains sur six sept générations,  histoire d’un Africain Kounta Kinté arraché à l’Afrique par des Blancs pour devenir esclave en Amérique, de sa fille, son petit-fils, arrrières petits enfants luttant contre leur condition d’esclaves puis pour leur émancipation.

Grâce aux contes relatés par sa grand-mère sur l’histoire de son ancêtre Kounta Kinté, Alex Haley décide de partir à la recherche de cet ancêtre tant idolé par sa famille.

Voyage dans un village du Mali où les traditions Africaines nous sont dévoilées, voyage dans un bateau au milieu des esclaves où les conditions de vie des Noirs frôlent l’inhumanité, vie au sein des plantations et des différents entre Blancs et Noirs, ce livre m’a transporté et j’ai eu l’impression de faire partie de cette grande famille qu’est celle de Kounta Kinté le temps d’une lecture…

Ce qui m’a le plus émue est que tout au long de la première partie du livre, Kounta Kinté souhaite du plus profond de son coeur que ses descendants connaissent son histoire et l’histoire de l’Afrique, que son histoire ne soit pas oubliée. Ce souhait se réalise durant deux siècles et finit à son apogée lorsque Amérique et Afrique se retrouve grâce à Alex Haley.

Cet homme Africain, Kounta Kinté, ne pouvait sûrement pas imaginer une seconde que son histoire serait connue dans le monde entier et que je connaitrais son histoire grâce à une femme  qui lisait ce livre dans un train.

Les livres ont un pouvoir et une magie que tous les amoureux de la lecture connaissent et ce livre en est un des témoins. Par quelques pages écrites par un Noir Américain retraçant l’histoire de sa famille, nous connaissons en détail ce qu’on vécu ces Africains arrachés à leur terre et transformés en esclaves.

Un livre dont je me souviendrais toute ma vie…

Bonne lecture!!

Mon passage préféré:

 » – Vers le temps où arrivèrent les soldats du roi- un des repères chronologiques du griot- l’aîné de ces quatre fils , Kounta, sortit du village pour aller tailler du bois… et on le revit jamais…

Et le griot reprit sa narration.

Je restait pétrifié. Il me semblait que le sang s’était figé dans mes veines. Cet homme, dont toute la vie s’était écoulée dans un village africain, ne pouvait savoir qu’il venait de faire écho à ce que j’avais entendu au long de mon enfance, sous la véranda de la maison de grand-mère à Henning, au Tennessee…, sur cet Africain qui n’avait cessé de protester que son nom était « Kinee-tay »; qui disait ko en désignant une guitare, et « Kamby Bolongo » devant une rivière de Virginie; qui avait été enlevé non loin de son village, alors qu’il était allé tailler un tronc pour se faire un tambour, et emmener en esclavage. »

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