« 1984 » de George Orwell

1984

Qui n’a pas jamais entendu parler de cette fiction des années 50? Un classique, une référence dans beaucoup de domaines, un auteur reconnu; c’est pour tout cela que j’ai voulu vous parler de ce roman aujourd’hui.

Dans le cadre d’un concours organisé par Englishtown, société proposant des cours d’anglais en ligne, je voulais vous parler du roman qui pour moi était la référence en matière de fiction dans la littérature anglaise.

En effet, le concours met en lice 10 blogs qui, en partageant leur fiction préférée d’un auteur anglais, tentent de gagner le concours.

Un bouton de vote est disponible à la fin de l’article et en votant vous pouvez remporter des bons d’achats amazon ( 10 bons à gagner si je ne me trompe pas;).

Alors après lecture de cet article, n’hésitez pas, votez pour votre fiction anglaise préférée et par la même occasion, si votre roman préféré est « 1984 » vous pourrez aider le blog à remporter le concours!

Mais sans attendre, voici mon avis sur ce roman de Georges Orwell.

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« Toute la lumière que nous ne pouvons voir » d ‘Anthony Doerr

toute la lumière

Me revoilà avec une nouvelle chronique!!

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu le temps de me pencher sur mon blog et je suis bien contente de retrouver mon clavier et d’autant plus pour vous parler aujourd’hui d’un roman magnifique que j’ai lu il y a quelques semaines.

« Toute la lumière que nous ne pouvons voir » a reçu le Prix Pulitzer en 2015, rien que ça!

Sur thème de Seconde Guerre Mondiale, nous faisons connaissance avec deux enfants, l’une française, l’autre allemand, et découvrons l’impact de la guerre sur ces deux destinées.

Quatrième de couverture:

« Véritable phénomène d’édition aux Etats-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence: Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wermacht pour briser la Résistance.

  En entrecroisant avec une maîtrise éblouissante le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Anthony Doerr dessine une fresque d’une beauté envoûtante. Bien plus qu’un roman sur la guerre, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront jamais détruire la beauté du monde. »

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« Le fossoyeur » d’Adam Sternbergh

le fossoyeur

 

Reçu dans le cadre d’un partenariat avec les Editions Denoël, ce roman dont la couverture nous annonce un contexte apocalyptique et dont les droits d’adaptation cinématographique ont été acquis par Hollywood dès sa parution, a eu un succès fou aux Etats-Unis!

Je lis rarement de thriller et encore moins de science fiction, mais ce roman là avait l’air différent…peut-être par son titre accrocheur, ou par sa quatrième de couverture qui m’a donné envie d’en savoir d’avantage.

Et je n’ai pas été déçue!! Un roman très bien mené avec le suspens et la tension nécessaire pour me mener d’une traite jusqu’à la fin.

Nous nous immergeons dans un New-York futuriste, un futur dans lequel les rues de Manhattan sont quasi désertes , dont la plupart des habitants on fait leurs bagages suite à une série d’attentats sur Times Square et dont le peu de personnes restantes passent le plus clair de leur temps à voyager dans une dimension pré-programmée…Je vous laisse le soin de découvrir ce monde particulier en lisant ce livre… Lire la suite

Une rose au paradis de René Barjavel: lecture commune

UneRoseAuParadis

René Barjavel est depuis toujours un de mes grands auteurs préférés. « La nuit des temps », « Ravage » ou encore « La peau de César » m’avaient déjà transportée dans des univers hors du commun.

Nous avons décidé d’organiser cette lecture commune avec Laure et quelques autres lectrices nous ont rejoints dont les liens des articles seront à la fin de celui-ci.

Je me suis rendue compte dès les premières pages que j’avais déjà lu ce livre il a quelques années et que je me souvenais assez bien de l’histoire sans me souvenir du titre. Je relis rarement voir jamais des livres déjà lus mais j’ai pris plaisir à relire celui-ci et à me remémorer cette histoire que j’avais déjà tant aimée.

Les histoires sur la fin du monde ou encore sur la réalisation d’une Arche pour sauver l’humanité sont monnaie courante par les temps qui cours et lire un roman traitant de ce sujet m’a fait sourire et refait penser au déchaînement d’évènements et de polémiques survenu ces derniers temps face à la peur d’une fin du monde imminente.

Ici, une bombe U menace la Terre de disparaître et un homme choisi un couple attendant des jumeaux pour intégrer son arche cachée aux fins fonds de la terre et ainsi leur permettre, à eux et aux espèces animales présentes dans l’arche, d’être protégés des radiations bombardant la terre et ce durant les années nécessaires à la repurification de l’air. Henri, Lucie et leurs deux enfants repeupleront la Terre lorsque celle-ci sera de nouveau habitable.

Les jumeaux, Jim et Jif évoluent et grandissent dans un monde différent de celui connu aujourd’hui, un monde ou un simple bouton permet de manger ou de s’habiller et où le moindre grain d’herbe est synthétique.

Régit par un certain monsieur Gé, la vie suit son cours jusqu’au jour où les lois de la nature vont prendre le dessus et où l’équilibre de cet écosystème va être remis en question…

Une belle histoire de science-fiction qui m’a beaucoup fait penser au roman de Bernard Werber « Le papillon des étoiles ».

Bonne lecture!

Mon meilleur passage:

 » Ils allaient se retrouver tout à l’heure, tous, pour examiner ensemble la situation. les enfants ne se doutaient de rien, bien entendu… Et pourtant, ce qu’ils avaient fait mettait en question leur vie ou leur mort, et celle de tout le monde. Tout simplement… »

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec

Laure

Valentyne

Chroniques littéraires

Kazuchan

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L’Oeil de la Lune d’un Anonyme

Voici la suite du « livre sans nom » que je vous ai présenté la semaine dernière.

Pour ceux qui  n’auraient pas lu l’article de mardi dernier, l’histoire se situe dans une petite ville Santa Mondega où des moines partent à la recherche d’une pierre précieuse aux pouvoirs surprenants, l’Oeil de la Lune. Ils rencontrent dans leur périple entre autre le Bourbon Kid, meurtrier sanguinaire tuant toute personne sur son passage ou presque afin de se procurer lui aussi cette fameuse pierre bleue.

Dans ce deuxième volume, nous en apprenons un peu plus sur la fameuse identité de ce Bourbon Kid : les aléas de son adolescence expliquent entre autres les raisons pour lesquelles il se bat perpétuellement contre les vampires et les raisons de sa quête pour retrouver l’Oeil de la Lune.

En dehors de cet aparté nécessaire à la compréhension de notre personnage, d’autres évènements vont apparaître et non des moindres. Dans le musée de Santa Mondega, la momie de Ramsès Gaius va prendre vie comme par magie et cet être revenu d’entre les morts va utiliser un jeune homme du nom de Dante afin d’infiltrer les gangs de vampire et retrouver l’Oeil de la Lune, pierre lui appartenant il y a de cela quelques milliers d’années.

Il utilise entre autre son fameux Livre de la Mort dans lequel chaque nom inscrit est un arrêt de mort pour celui qui s’y trouve…

Nous voilà donc replongés au cœur des gangs de vampires et de loups garous tantôt au sein de la police, tantôt dans les bars, en compagnie du Bourbon Kid, de notre moine Peto, de Dante et sa petite amie, tous luttant pour que cette pierre ne finissent pas entre les mains du Mal.

Les scènes sanglantes y sont toujours très présentes, les surprises et frissons également. J’ai aimé ce livre tout autant que le premier. J’oublie volontairement tout un tas de personnages qui font partie intégrante du roman ; les histoires se succèdent pour se mêler ensemble au fur et à mesure. L’histoire nous transporte dans les méandres de la partie sombre de la vie.

Le prochain livre est « le Cimetière du Diable ».

Bonne lecture !

Mon passage préféré :

« Joel glissa son téléphone dans la poche de sa chemise grise et dégaina sa matraque. Puis il s’avança dans l’énorme salle. Le piano se trouvait dans un coin sur la gauche, derrière un mur jaune sable qui courait sur la moitié de la longueur de la salle. Des portraits de musiciens célèbres y étaient accrochés. Ignorant un instant la musique, Joel porta toute son attention sur le présentoir égyptien qui se trouvait à sa droite, l’une des pièces les plus importantes de la collection permanente du musée, intitulée « Le Tombeau de la momie ». Les vitres avaient été brisées. Le sol était recouvert de bris de verre, juste en dessous du point d’impact. Les éclats surnageaient dans une mare de sang. Un lac de sang, en réalité. »

Article écrit pour le blogzine So Busy Girls

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Le livre sans nom d’un Anonyme

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de ce roman. Posté anonymement sur Internet en 2007, ce livre sans nom a connu un incroyable succès dès sa parution.

Je le gardais précieusement dans ma bibliothèque et je me suis décidée à l’ouvrir la semaine dernière . Je suis très heureuse de l’avoir fait !

Je savais que c’était un livre à lire mais sans aucune idée de ce qu’il renfermait. Et peut être cela a-t-il mieux valu car si j’avais appris les détails de son contenu, je ne l’aurai peut-être pas lu. En effet,l’histoire concerne des créatures du mal dont, entre autre, des vampires… Je ne suis pas du tout fan de ce genre de roman traitant des vampires genre « Twilight » mais ici, le sujet est tellement bien amené et traité que ce n’est presque qu’un détail. Ils n’apparaissent que tard dans le livre, nous avons donc tout le temps de se plonger dans l’histoire et de vouloir absolument connaître la fin. Ils font partie intégrante du roman et sans eux, l’histoire ne tiendrait pas debout. Outre la présence de ces vampires, nous rencontrons également des moines, des tueurs en série, des policiers, et un certain Bourbon Kid, personnage central, tous en quête d’une pierre précieuse bleue renfermant des pouvoirs si puissants que la ville de Santa Mondega pourrait bien devenir une ville perdue si cette pierre de l’Oeil de la Lune tombait entre les mains d’une personne mal intentionnée.

Des moines, venus de l’île d’Hubal, sont envoyés dans la ville de Santa Mondega pour récupérer cet Œil de la Lune et la ramener sur l’île. Ce n’est bien sûr qu’au péril de leur vie que cette quête se fera et non sans rencontrer le Bourbon Kid et autres créatures.

C’est avec un grand suspens bien ficelé et des frissons perpétuels que j’ai dévoré ce livre passionnant en étant de plus en plus surprise par ce que je découvrais notamment lorsque j’ai appris la vérité sur tel ou tel personnage.

Je ne dois pas vous cacher que ce livre renferme énormément d’insultes, que certains passages sont limites vulgaires, mais au vu des personnages sanguinaires présents dans ce roman et des massacres sanglants dont ils font preuve, on passe outre.

Je suis actuellement plongée dans le deuxième volume car, pour mon plus grand bonheur, l’auteur anonyme a écrit une suite intitulée « l’Oeil de la Lune », « « le Cimetière du Diable » et « le Livre de la Mort », ce dernier étant paru tout récemment.

Je vous tiendrai donc au courant des périples du Bourbon Kid dans la suite qui devrait vous être dévoilée la semaine prochaine !

J’espère que cela vous a donné envie de le lire… Bonne lecture !

Mon passage préféré :

« Où devons-nous débuter notre quête ?

– Là où elle commence toujours, mon fils. A Santa Mondega. C’est là que l’Oeil de la Lune est le plus convoité. C’est là qu’ils veulent toujours l’emmener.

– Mais qui sont ces gens dont vous parlez ? Qui est en sa possession ? Qui est responsable de tout cela ? Qui, ou que cherchons-nous ? »

Taos observa une courte pause avant de répondre. Il contempla le carnage qui s’étalait devant lui et se remémora le moment ou son regard avait croisé celui de son agresseur. Juste avant que celui-ci lui tire dessus.

« Un homme, Kyle. Vous devez rechercher un homme, un seul. Je ne connais pas son nom, mais, lorsque vous aurez atteint Santa Mondega, demandez autour de vous. Demandez où on peut trouver l’homme qu’on ne peut tuer. Demandez comment s’appelle l’homme capable de massacrer trente ou quarante hommes une main dans le dos, sans avoir à déplorer plus qu’une simple égratignure. »

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Le livre du voyage de Bernard Werber

Je suis, en ce moment, dans les livres parus il y a de cela quelques années déjà. Bernard Werber est un auteur que j’aime beaucoup car son imagination arrive à m’emmener dans son univers. Ce livre, trouvé par hasard dans une librairie de livres d’occasions et caché sous une pile de livres, m’a interpelée grâce à sa quatrième de couverture :

« Ah, enfin tu me prends dans tes mains ! Ah, enfin tu lis ma quatrième de couverture ! Tu ne peux pas savoir comme j’attendais cet instant. J’avais si peur que tu passes sans me voir. J’avais si peur que tu rates cette expérience que nous ne pouvons vivre qu’ensemble. Toi lecteur, humain, vivant. Et moi le livre, objet, inerte, mais qui peux te faire décoller pour le grand, le plus simple, le plus extraordinaire des voyages. »

Ça donne envie n’est-ce pas ? Le livre est très court, quelques 150 pages mais l’originalité de ce livre mérite d’en parler ici.

En effet, pas d’histoire ici sinon la nôtre. Pas de héros à part nous, pas de suspens, pas de fin heureuse ou dramatique. Non, ce livre nous offre un voyage original. Nous commençons la lecture avec le livre pour interlocuteur qui nous propose de s’imaginer hors de notre corps en train de lire le livre et de partir explorer une partie de nous que, souvent, nous ne connaissons pas. J’ai d’abord cru que Bernard Werber allait me faire découvrir une de ces histoires de science-fiction dont il a le secret mais, ici, je suis allée à la découverte du vrai sens de la vie par ses voyages dans les mondes de la terre, du feu, de la mer, de l’air où j’ai pris conscience de beaucoup de choses. En nous mettant à tour de rôle dans la peau d’un oiseau où nous survolons différents endroits et où nous découvrons la misère extérieur, d’un héros affrontant ses peurs et se rendant compte du grand nombre de gens qui nous entourent et nous aiment, dans la peau d’une particule minuscule à l’échelle de l’univers, Bernard Werber nous fait relativiser sur notre vie et sur le sens que nous lui donnons.

Un livre que je voulais vous présenter car il m’a étonnée et m’a remuée car pendant cette heure de lecture, j’ai découvert un livre qui n’était destiné qu’à moi et qui m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses.

Je vous le conseille si vous ne l’avez pas encore lu.

Bonne lecture !

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Le coeur cousu de Carole Martinez

Découverte de cet auteur dont le style d’écriture m’a littéralement charmé. Carole Martinez nous emmène en Espagne à la découverte d’une génération de femmes se transmettant une boîte magique et des prières capables de changer le cour des choses. Tout commence avec Frasquita Carasco, une jeune espagnole qui hérite de la magie de sa mère et de la fameuse boîte en question. Recélant des trésors propres à chaque femme qui la possède, Frasquita reçoit des fils et des aiguilles, qui, une fois utilisés, transforme le moindre tissu en une merveille de couture. Elle grandit, se marie et les premiers enfants naissent. Chacun possède des dons particuliers qui font de cette famille une famille respectée mais aussi crainte et assimilée à la sorcellerie. Les aléas de la vie vont mener cette mère et ses cinq enfants à travers les chemins sinueux de l’Espagne où ils vont faire la rencontre d’une bande de rebelles, d’un ogre, participer à une rébellion, habiter dans une grotte, utiliser leurs prières et développer leurs dons. Couture pour la mère, chant, plume, dessin, lumière, ombre et contes pour les enfants, cette famille sème son histoire sur leur route et chaque village se souvient du passage de cette mère en robe de mariée traînant ces cinq enfants et enceinte du sixième. Cette famille va encore traverser la mer Méditerranée puis les déserts de l’Afrique du Nord pour finir par se poser dans un petit village où naîtra Soledad, la dernière des filles de Frasquita, qui nous compte l’histoire de sa famille par ce livre.

Une belle histoire fantastique et des destins différents pour chaque membre de cette famille. Une famille espagnole recelant un secret qu’elle seule connaît, des traditions transmises de mère en filles et de sœurs en sœurs, une union quasi-charnelle entre frères et sœurs indestructible et un combat permanent pour survivre.

Amateur de poésie et de rêves, ce livre vous plaira à coup sûr comme il m’a plu et une fois le livre refermé, vous resterez en pensée avec cette famille qui nous adopte le temps d’une lecture.

Mon meilleur passage :

« Depuis le premier soir et le premier matin, depuis la Genèse et le début des livres, le masculin couche avec l’Histoire. Mais il est d’autres récits. Des récits souterrains transmis dans le secret des femmes, des contes enfouis dans l’oreille des filles, sucés avec le lait, des paroles bues aux lèvres des mères. Rien n’est plus fascinant que cette magie apprise avec le sang, apprise avec les règles.

Des choses sacrées se murmurent dans l’ombre des cuisines.

Au fond des vieilles casseroles, dans des odeurs d’épices, magie et recettes se côtoient. L’art culinaire des femmes regorge de mystère et de poésie.

Tout nous est enseigné à la fois : l’intensité du feu, l’eau du puits, la chaleur du fer, la blancheur des draps, les fragrances, les proportions, les prières, les morts, l’aiguille, et le fil…et le fil. (…) Opposant à la réalité une résistance têtue, nos mères ont fini par courber la surface du monde du fond de leur cuisine.

Ce qui n’a jamais été écrit est féminin. »

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La voleuse de livres de Markus Zusak

Depuis un moment dans ma bibliothèque, cela faisait longtemps qu’il me faisait de l’oeil.

Je peux maintenant vous dévoiler les secrets de ce livre dont le titre énigmatique m’avait tant attiré.

Il y avait d’abord cette phrase, sous le titre, qui donne envie d’en savoir plus:  » Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à écouter ».

Quoi de plus intrigant que cette phrase et quoi de plus évident pour moi que de vouloir ouvrir ce roman.

La Mort est donc la narratrice de ce livre, ce qui ne manque pas d’être original. Elle nous raconte l’histoire d’une petite fille allemande, Liesel, au beau milieu des années 40, en pleine Seconde Guerre Mondiale. Une petite fille qui débute dans la vie avec de biens lourds fardeaux dont la mort de son petit frère, la disparition de sa mère après l’avoir laissé dans une famille d’acceuil et la découverte de ses parents nourriciers.

Malgré des débuts difficiles, Liesel arrive grâce à son père adoptif à retrouver une saveur à la vie et découvre surtout le plaisir de la lecture. Un plaisir qui va vite devenir une nécessité et Liesel se met à lire tout ce qui lui tombe sous la main jsuqu’à aller  voler des livres. Mais chacun des livres volés à sa propre histoire, le premier est volé dans le cimetière où est enterré son frère, le second dans le brasier encore fumant des livres brûlés par centaines par le parti nazi et bien d’autres vols suivront.

La lecture est le maître mot de ce livre. Au travers d’une Allemagne détruite progressivement par les bombardements et le départ des hommes au front, la lecture ici sauve les âmes et permet une évasion vitale en ces temps de guerre. Dans les abris  prévus en cas de raids aériens, chez sa voisine, avec Max, le juif qu’elle et sa famille cachent dans le sous-sol, Liesel lit partout et avec tout le monde.

Ce roman parle de l’atrocité de la guerre mais la légèreté de la lecture parvient à nous faire garder un coeur léger malgré les passages difficiles que vivent les habitants du village de Liesel.

Nous sommes en 1943, Hitler veut dominer le monde, les amis de Liesel doivent faire partie des jeunesses hitlériennes, mais malgré la propagande antisémite d’Hitler, nous vivons au fil de ce livre avec des Allemands haîssant le Furher et prisonniers d’une dictature leur imposant des idées.

Voir cette période de l’Histoire d’une part avec les yeux de la Mort qui passe d’âme en âme pour leur faire trouver le repos éternel puis d’autre part avec ceux de cette petite fille nous dévoile un côté de la Guerre peut relaté, celui de familles allemandes mettant leurs vies en danger en cachant des Juifs et essayant de survivre malgré les restictions alimentaires.

Très émouvant, empli d’amour et d’humour, j’ai aimé suivre Liesel à la fois dans ses découvertes littéraires mais aussi dans l’évolution de son amour pour ses parents nourriciers et dans sa complicité avec Rudy, son meilleur ami la suivant dans ses vols et ses questionnements. Un très beau livre sur l’amitié judéo-allemande et la solidarité.

Un livre triste certes mais tellement vrai.

Bonne lecture!

Mon meilleur passage:

 » Petit à petit, la pièce rétrécit, jusqu’à ce que la voleuse de livres puisse atteindre les livres en quelques pas. Elle passa le dos de la main le long de la première étagère, écoutant le frottement de ses ongles contre la moelle épinière de chaque volume. On aurait cru le son d’un instrument de musique ou le rythme saccadé d’une fuite. Elle utilisa ensuite les deux mains et fit la course entre les rangées. Et elle rit à gorge déployée, d’un rire haut perché. Quand elle s’arrêta, un peu plus tard, elle recula plusieurs minutes, au milieu de la pièce, le regard allant des étagères à ses doigts et de ses doigts aux étagères ». 

L’ombre du vent de CArlos Ruiz Zafon

C’est un roman plein de rebondissements et d’intrigues que nous offre ici Carlors Ruiz Zafon que je découvre avec ce livre.

Un roman halletant de la première à la dernière page.

Dans l’Espagne des années 50, le père de Daniel lui fait découvrir le Cimetière des livres oubliés lorsqu’il a une dizaine d’années. Un lieu empli de secrets et de mystères, découvert de père en fils. Comme son nom l’indique, ce cimetière est une bibliothèque gigantesque remplie de vieux livres abandonnés des lecteurs, rejetés des rayons des librairies et en attente d’une nouvelle vie.

Chaque personne découvrant ce cimetière se doit de choisir un livre et se promet de le garder et de le protéger tout au long de sa vie.

Daniel choisi son livre: L’ombre du Vent de Julian Carax. Un livre qui va changer le cours de sa vie…

En effet, un personnage étrange va faire son apparition dans la vie de Daniel quelques temps après la sortie de « L’ombre du vent » du cimetière des livres oubliés. Un personnage au visage brûlé par les flammes, ne sortant que la nuit et qui veut à tout prix s’approprier le livre de Daniel pour le brûler.

Menant son enquête, Daniel apprend que toutes les oeuvres de Julian Carax ont été mystérieusement brûlées au cours des dernières années.

Fidèle à sa promesse, Daniel se retrouve au coeur des secrets d’une Barcelone en pleine guerre afin d’élucider le mystère de « L’ombre du vent ».

Entre amour, meurtres, jalousie et trahison, nous voici emportés dans une quête de la vérité toute aussi surprenante que passionnante.

A chaque chapitre, de nouvelles informations et découvertes s’offrent à nous tout en rajoutant encore un peu d’énigmes à l’affaire Carax. J’ai été tenue en haleine jusqu’à la fin du livre et j’ai beaucoup aimé le fait qu’un vieux roman, perdu aux fins fonds d’une bibliothèque puisse à ce point faire émerger une telle enquête et une telle ardeur à la résoudre.

Carlos Ruiz Zafon est un très bon auteur et sait parfaitement manier le style pour nous faire frissonner.

Je conseille ce livre à tous les amateurs et amatrices de suspens.

Bonne lecture.

Mon meilleur passage:

   » Sans plus de cérémonie, je repartis en me fiant aux repères laissés à l’aller. Tandis que je traversais des tunnels entiers de livres dans l’obscurité, je ne pus éviter une sensation de tristesse et de découragement. Je pensais que si j’avais découvert tout un univers dans un seul livre inconnu au sein de cette nécropole infinie, des dizaines de milliers de livres resteraient inexplorés, à jamais abandonnés, d’univers et d’âmes sans maître, qui restaient plongés dans un océan de ténèbres pendant que le monde qui palpitaient au-dehors perdait la mémoire sans s’en rendre compte, jour après jour, se croyant plus sage à mesure qu’il oubliait. »