« Nous dormirons quand nous serons vieux » de Pino Corrias

 

Nous partons en Italie aujourd’hui à la rencontre d’une équipe de tournage prête à tout pour promouvoir leur dernier film. Une aventure originale sur fond de règlements de compte.

Quatrième de couverture:

Oscar Martello est un producteur autodidacte, devenu une figure incontournable dans le milieu du cinéma italien. Il a le visage d’un bandit rongé par l’insomnie. Pour sauver son dernier film promis à un échec, il a un plan. 

Andrea Serrano, son meilleur ami, est un scénariste reconnu qui sait transformer les amours et les meurtres pour le plus grand plaisir des spectateurs. 

Jacaranda Rizzi est une actrice, les yeux couleur miel, avec un vide à remplir et un secret à expulser. Une vengeance à accomplir et pas de place pour guérir.

Trois personnages en quête d’identité et d’amour.

Nous dormirons quand nous serons vieux  est une radiographie d’une nouvelle dolce vita romaine, plus amère que jamais.  Une chronique d’une amitié empoisonnée par la trahison. D’un amour qui appartient au cinéma. De solitudes coûteuses sans remède. De personnages désabusés. 

Mon avis:

Une histoire d’amour aux multiples facettes. Un producteur prêt à tout pour se faire de la pub, des secrets refaisant surface, ce roman s’accélère au fur et à mesure de la lecture.

Le roman se passe en Italie et je l’ai lu lorsque j’étais à Rome ce qui m’a rapproché des personnages. Tantôt à Paris, tantôt en Italie, nous suivons les élucubrations de cette équipe de tournage et principalement du producteur pour tenter de promouvoir son film coûte que coûte. Va s’en suivre une disparition inquiétante qui va faire ressurgir  bon nombre de secrets enfouis.

Un bon roman mais qui a manqué de rythme à mon goût. Chacun des personnages révèlent tour à tour des personnalités complexes et ce qui les lie les uns aux autres nous emmène dans une saga pleine de rebondissements.

Rencontre avec des hommes et des femmes pour le moins sans scrupules.

Petit extrait:

« Les automobiles filent au loin en s’ouvrant un passage de lumière dans la nuit, d’autres vies en transit. Toutes avec un rendez vous à atteindre ou à laisser derrière soi. Il les regarde et pense faire partie de ceux qui ne vont nulle part, même si son lieu s’appelle Paris, s’appelle Cinéma. Payé  pour interpréter une étrange histoire  dont le final  n’est pas encore écrit, où on ne comptabilise pas les kilomètres à effectuer, ni même les sentiments, mais seulement les nouvelles tromperies. Puis il se dit que lorsque l’alcool se retire, il fait de mauvaises plaisanteries: il emplit le cœur de pénibles pensées.  Mais il lui suffirait de découvrir où est passée cette conne pour repartir et les oublier. 

  Il la retrouve allongée sur le siège arrière, emmitouflée dans sa veste amarante et son châle noir, déjà en train de dormir. Elle a un visage de petite fille, et un air de rêves dorés qu’il regarde un peu et qui lui fait passer sa colère. »

 

« Nous dormirons quand nous serons vieux », Pino Corrias, traduit de l’italien par Jacques Barbéri, Editions Michel Lafon, Janvier 2017.

 

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