« Le gardien de nos frères » d’Ariane Bois

le gardien

 

J’ai fait une très belle découverte avec ce roman d’Ariane Bois que j’ai lue pour la première fois. Un roman d’amour, de fraternité et de survie.

Quatrième de couverture:

 » En 1939, Simon Mandel a 16 ans. Entré dans la Résistance, il sera blessé au maquis. En 1945, la guerre lui a tout pris et notamment Elie, son petit frère disparu dans des conditions mystérieuses. Dans une France désorganisée et exsangue, Simon embrasse une nouvelle cause, celle des Dépisteurs. Ces jeunes Juifs, anciens scouts et combattants, ont pour mission de retrouver des enfants dont les parents ne sont pas revenus des camps. Sillonner le pays à la recherche des siens est sans doute le seul espoir pour Simon de retrouver Elie. 

Dans ce monde traumatisé où le retour à la vie sera pour certains une tragédie de plus, Simon rencontre Léna, survivante du ghetto de Varsovie. Rejetée par son propre pays, la Pologne, elle cherche elle aussi à redonner un sens à son existence. De Paris à Toulouse, d’Israël à New York, la reconstruction bouleversante de deux jeunes révoltés portés par la force de l’amour et le souffle de l’Histoire. »

Mon avis:

Ce que j’aime dans mes lectures, c’est qu’elles m’apprennent quelque chose, qu’elles m’apportent un petit plus qui me permettra de me sentir enrichie.

Cette période de l’Histoire me fascine particulièrement et j’ai beaucoup de lectures qui parlent de cette période.

J’ai encore appris grâce à ce livre, des éléments nouveaux sur la France Résistante. Des enfants juifs cachés dans des familles pendant la guerre, destitués d’identité et de famille et se retrouvent pour la plupart dans des orphelinats lorsque leurs familles n’ont pas été retrouvées ou qu’elles ont disparues. Des enfants traumatisés, parfois exploités qui tentent de se reconstruire tant bien que mal.

 » L’absence et l’attente ont creusé des gouffres. Certains enfants peinent à l’école, d’autres se renferment sur eux-même ou cherchent par tous les moyens à se faire remarquer. Turbulents, agressifs, ils savent tous qu’une tragédie à frappé leurs familles, que plus rien ne sera comme avant. En parlent-ils entre eux ou avec les moniteurs? Une règle d’airain et tacite régit la maison des EI: ne jamais évoquer la guerre, encore moins la déportation. Un silence que tous les jeunes pensionnaires respectent, même si les horreurs survenues à l’Est hantent les esprits. »

Au sortir de la Guerre, Simon découvre l’horreur qui y fait suite, la solitude mais également une rage inégalable pour tenter de retrouver son petit frère disparu. Lorsqu’on lui propose de partir à travers la France pour retrouver des enfants juifs cachés dans des familles, Simon, d’origine juive, voit là une opportunité de retrouver Elie et va donc passer plusieurs années à questionner, rechercher et récupérer ses enfants perdus.

« Curieusement, dans cette France qui veut oublier l’horreur, le cas des enfants juifs réveille une culpabilité: on n’a rien vu, on a laissé faire, on s’en est moqué. Ils encombrent, ces orphelins, reproches vivantes pour les exactions de Vichy et la collaboration avec les nazis. »

Ont y voit aussi Simon qui découvre l’horreur des camps de concentrations. Il voit revenir des survivants et tente d’y retrouver les siens.

 » Soudain, Simon et Maurice, interdits, aperçoivent les premiers déportés des camps de Bergen-Belsen et de Buchenwald. Décharnés, regards vides, visages de cendres. Ils fendent la lentement la foule pressée, indifférents au vacarme. Sous les ors du grand salon, ces êtres blafards semblent venir d’une autre planète. »

Léna va l’accompagner et cette jeune femme au passé terrible, va lui apporter l’amour et le réconfort dont il avait besoin sans le savoir.

Les personnalités  de Simon et Léna sont très touchantes et pleines de sincérité. Chacun se bat à sa façon, chacun à vécu l’enfer et ces êtres blessés vont tenter de se soutenir mutuellement pour avancer.

Ce roman est l’histoire d’un beau combat. Le combat de Simon pour retrouver son frère, son combat pour retrouver des enfants perdus, son combat pour se reconstruire et son combat pour aider Léna à lutter contre son passé.

C’est un très beau livre car il regroupe à la fois des faits historiques ( la France en pleine reconstruction après la Guerre, le combat des jeunes dans les maquis, l’histoire de ces enfants Juifs) et une histoire d’amour touchante.

Je conseille cette lecture bien évidemment.

Merci aux Editions Belfond pour cette découverte.

 

 

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3 réflexions sur “« Le gardien de nos frères » d’Ariane Bois

  1. ALittleBitDramatic (@a_dramatic) dit :

    J’hésite avec ce roman, je ne sais pas pourquoi, mais je pense que c’est finalement mon envie de le lire qui sera la plus forte ! 😉 Je dois dire que ton avis me rend curieuse…apparemment, tu as appris beaucoup de choses et c’est ce que j’aime aussi…ce n’est pas parce qu’on lit un roman qu’on ne peut pas apprendre en même temps !
    Bref, je l’ajoute direct à ma WL…

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