« La galerie des maris disparus » de Natasha Solomons

la galerie

 

Un autre roman pré-sélectionné pour le Prix des lecteurs Livre de Poche 2016, sélection de février.

L’histoire d’une femme qui malgré les ont-dits et les ragots, va s’affirmer et réaliser son rêve.

Une belle lecture qui m’a fait passer un excellent moment.

 

Quatrième de couverture:

«  Londres, fin des années 1950. Le jour de son anniversaire, le mari de Juliet Montague s’est volatilisé. Ni veuve ni divorcée, elle n’a pas le droit de refaire sa vie selon les règles de la communauté juive à laquelle elle appartient. Elle s’efforce d’assumer le quotidien et d’élever aux mieux ses deux enfants, Frieda et Léonard. Un an plus tard, alors qu’elle fête ses 30 ans, Juliet prend une décision insensée: elle s’offre un portrait à son effigie. C’est le début d’une nouvelle vie. Passionnée de peinture, elle va peu à peu repérer les talents émergents, frayer avec le gotha artistique de la capitale et ouvrir sa propre galerie. Seulement, la jeune femme reste enchaînée. Pour se sentir tout à fait libre, il lui reste un mystère à élucider…

Un roman d’émancipation passionnant par l’auteur de Manoir de Tyneford. »

Mon avis:

Une très belle histoire avec ce roman de Natasha Solomons, une auteur que je ne connaissais pas.

Juliet a été abandonnée par son mari le jour de son 29 ème anniversaire. Refusant de se laisser abattre elle mène sa vie de mère du mieux possible. Son seul regret, outre le fait que son mari soit parti du jour au lendemain sans même avoir laissé une lettre derrière lui expliquant son acte, c’est qu’il soit parti en emmenant avec lui le seul tableau que Juliet adorait: un portrait d’elle enfant.

Le jour où son chemin croise celui d’un peintre dans la rue, elle décide de se refaire faire un portrait d’elle pour compenser cette perte. Ce tableau va être le premier d’une longue lignée puisque par ce tableau, Juliet décide de partir à la recherche de talents et d’ouvrir sa galerie.

Sa vie va alors être riche de rencontres même si cette vie va à l’encontre de ce que ses parents  et communauté souhaiteraient pour elle. En effet , une femme juive se doit d’être une bonne pratiquante et une bonne cuisinière, tout le contraire de Juliet. Mais elle a toujours mené sa vie comme elle l’entendait.

Seule ombre au tableau, il lui faut retrouver son mari pour se libérer de son mariage et cette quête va mener Juliet jusqu’en Amérique. Ce voyage va lui apprendre ce qu’elle ignorait sur son mari et la mettre face à la vérité.

Ce n’est pas tant la recherche de son mari qui m’a intéressée dans ce roman car en effet ce n’est pas le plus important dans ce livre même si je voulais bien sûr savoir où était passé son mari. C’est le côté découverte de soi et le côté obstiné de Juliet qui m’a plu. Son rêve est d’ouvrir une galerie, elle le fait. A plus de trente ans, elle décide de réaliser ses rêves malgré ce que l’on peut penser d’elle et cela la mènera à une réalisation de soi que tout le monde devrait acquérir.

C’est ce côté là du roman qui m’a touchée. J’ai aimé sa détermination et sa vie de femme parallèle à sa vie de mère.

Le fait de suivre Juliet sur toutes ces années jusqu’à la fin de sa vie m’a fait découvrir une femme forte et sensible, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui tente de se faire un nom malgré sa situation de femme abandonnée.

Une belle lecture et je remercie les Editions Livre de Poche de me l’avoir fait découvrir.

Petit extrait:

 » – C’est un don. Certaines personnes sont capables de faire des mots croisés en dix minutes ou de confectionner un strudel aux pommes parfaits. Je ne sais ni peindre ni dessiner, mais je vois les tableaux, je les vois vraiment. Ce n’est pas un talent très utile et ma mère comme mes enfants préféreraient que je réussisse mieux les strudels.

Les sourcils froncés, Charlie continuait à la dévisager. Juliet soupira et essaya d’expliquer.

– J’au toujours adoré les musées. Sans cesse je suppliais ma mère de m’y emmener, mais c’est seulement à l’âge de dix ans que je me suis rendu compte que j’avais une perception différente de celle des autres enfants. A l’école, on nous avait demandé de dessiner notre jouet préféré. la maîtresse voulait sans doute quelques jolies images pour égayer les murs de notre salle de classe plutôt austère. Je ne me souviens plus de mon dessin. Je sais qu’il n’était pas très bon. Ensuite, nous avons exposé nos œuvres. Toutes étaient médiocres, sauf une. Le lapin d’Anna. Je n’avais d’yeux que pour lui. M’apercevant que mes camarades lui accordaient à peine un regard, j’ai eu une sorte d’illumination. A la différence d’Anna, je n’avais aucun talent artistique, mais je savais les détecter chez les autres. »

 

Paru aux Editions Calmann Levy le 30/04/2014 et aux Editions Livre de poche le 10/02/2016/

456 pages

Sélection de Février pour le Prix des lecteurs Livre de Poche 2016.

 

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