« Clair-obscur » de Stéphane Bret

clair obscur

 

J’ai eu la chance d’être contactée par Stéphane Bret il y a quelque temps et il m’a gentiment envoyé son dernier roman « Clair Obscur ».

Un roman sur fond de Seconde Guerre Mondiale et de Résistance française. Ceux qui suivent régulièrement ce blog savent que j’attache un intérêt particulier à cette période de l’Histoire mais j’ai rarement lu des ouvrages parlant de la Résistance en France. Afin de combler ces lacunes, c’est avec un grand plaisir que je me suis plongée dans le livre de Stéphane Bret.

Quatrième de couverture:

« Clair-obscur »: distribution des lumières et des ombres, ambiguïté, incertitude.

C’est ce que vont vivre Arlette Gravier, employée aux Trois Quartiers, Arnaud Larribe, métreur, Damien Rubot, ouvrier chez Citroën, pris dans les drames de la France des années 1940-1945. Ils répondront aux interrogations du moment en fonction de leur engagements passés, et par l’appel à leur conscience individuelle, seul recours possible en ces temps où tout s’écroule, où l’obscurité triomphe dans un premier temps pour faire place ensuite à une incertaine clarté, porteuse d’espoirs fragiles. »

Mon avis:

Un très bon roman et bien trop court à mon goût!! J’aurai voulu en lire bien davantage car ces destins m’ont tout simplement passionnée.

L’ambiance de l’époque y est très bien décrite: on évolue au milieu d’un Paris occupé, un Paris dont les salles de cinéma passent des films allemands au lieu des films français, un Paris où les arrestations sont nombreuses mais où la Résistance s’organise.

Nous suivons plusieurs personnages mais celui d’Arlette Gravier m’a plus particulièrement émue. Une femme courageuse qui décide de se mettre en danger en distribuant des tracts et en étant à l’affût des messages codés à la radio. Bien d’autres personnages organisent leur Résistance dans ce roman mais il y a aussi ceux qui préfère s’acoquiner des allemands, persuadés que la France est perdue et que leur avenir réside désormais aux côtés des allemands, y trouvant plus d’intérêts. Des hommes et des femmes montrés du doigt et vivement critiqués.

Ce récit est un vrai petit coup de cœur pour moi. Le roman est très bien écrit, l’écriture y est fluide et je me suis immergée totalement dans cette France des années 40. J’y ai compris ce sentiment de défendre la France quoi qu’il arrive, j’ai ressenti ce besoin de retrouver une France libre et les personnages de ce livre m’ont beaucoup touchés.

Un grand merci à Stéphane Bret pour cet envoi et à Edilivre.

Bonne lecture!!

Petit extrait:

 » – Retournez-vous discrètement et souvent, marchez à bonne distance, si vous remarquez que quelqu’un vous dévisage d’une manière trop insistante, quittez la rame juste avant le démarrage. Et courrez en sortant sur le quai. Faites attention au portillon automatique aussi. Son franchissement au dernier moment peut vous sauver. Autres chose: les agents de la police ou ceux de la Gestapo portent souvent des cirés noirs. Méfiez-vous des Tractions-avant, elles peuvent être des voitures de flics, de mouchards. Ce sera tout pour cette fois. On vous recontactera plus tard, à votre travail, sous un prétexte très superficiel, bien sûr…Et ne vous manifestez pas s’il n’y a pas de demande de notre part! Vous rentrez directement?

– Non, je fais un détour.

– Le métier rentre déjà; on ne s’est pas trompé sur votre compte; à bientôt Mado, moi, c’est Victor. »

Paru aux Editions Edilivre le 30 Juin 2015.

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