« 1984 » de George Orwell

1984

Qui n’a pas jamais entendu parler de cette fiction des années 50? Un classique, une référence dans beaucoup de domaines, un auteur reconnu; c’est pour tout cela que j’ai voulu vous parler de ce roman aujourd’hui.

Dans le cadre d’un concours organisé par Englishtown, société proposant des cours d’anglais en ligne, je voulais vous parler du roman qui pour moi était la référence en matière de fiction dans la littérature anglaise.

En effet, le concours met en lisse 10 blogs qui, en partageant leur fiction préférée d’un auteur anglais, tentent de gagner le concours.

Un bouton de vote est disponible à la fin de l’article et en votant vous pouvez remporter des bons d’achats amazon ( 10 bons à gagner si je ne me trompe pas;).

Alors après lecture de cet article, n’hésitez pas, votez pour votre fiction anglaise préférée et par la même occasion, si votre roman préféré est « 1984 » vous pourrez aider le blog à remporter le concours!

Mais sans attendre, voici mon avis sur ce roman de Georges Orwell.

Quatrième de couverture:

 » De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. »

 

Mon avis:

Nous sommes en 1984 et le monde est métamorphosé (comparativement aux années 50 pendant lesquelles le livre a été écrit et même comparativement à nos années 2015).

Le monde est régi en trois grands états, l’Océania, l’Estasia et L’Eurasia. Trois grandes puissances se livrant une guerre perpétuelle. L’Océania, qui compte entre autre la Grande Bretagne, est dirigée par le Parti avec Big Brother à sa tête.

Le Parti veille à ce que la population reste dans le chemin tracé par Big Brother, qu’il ne se révolte pas et le maintien dans un état de pauvreté et de privation afin de mieux pouvoir le contrôler. Des télécrans sont dans chaque appartement, chaque rue, chaque bâtiment, et la Police de la Pensée scrute les moindres paroles et faits et gestes de chaque citoyen pour s’assurer de leur amour et de leur dévotion envers le Parti.

   » Si tous, en effet, jouissaient de la même façon de loisirs et de sécurité, la grande masse d’êtres humains qui est normalement abrutie par la pauvreté pourrait s’instruire et apprendre à réfléchir par elle-même, elle s’apercevrait tôt ou tard que la minorité privilégiée n’a aucune raison d’être, et la balaierait. En résumé, une société hiérarchisée n’était possible que sur la base de la pauvreté et de l’ignorance. »

Winston est un membre du Parti, reconnaissable par son uniforme bleu et travaille au Ministère de la Vérité. Son travail consiste à falsifier la vérité sur tous les supports papiers existant et à transformer un passé en une vérité, toute falsifiée quelle soit. Ainsi, tout évènement apportant un changement dans le présent et donc avec le passé est corrigé par les membres du Ministère de la Vérité. Le mensonge devient une vérité et toute trace de la vérité est effacée. Ainsi le Parti conserve-t-il son pouvoir sur le peuple en le maintenant dans l’ignorance et le peuple continue-t-il de faire comme si le passé véritable n’avait jamais existé.

Une sorte de manipulation par la pensée dont même les personnes comme Winston en sont victimes. Malgré son travail et les preuves qu’il détient, la falsification fait partie de la norme et nul ne s’imagine la remettre en question.

 » Pour que l’égalité humaine soit à jamais écartée, pour que les grands, comme nous les avons appelés, gardent perpétuellement leurs places, la condition mentale dominante doit être la folie dirigée. »

Winston se pose tout de même des questions. Il souhaite découvrir ce que le Parti cache, les véritables fondements et buts de Big Brother et surtout découvrir si le monde a toujours été ainsi.

« Mais si le but poursuivi était, non de rester vivant, mais de rester humain, qu’importait, en fin de compte, la découverte des faits? On ne pouvait changer les sentiments. Même soi-même, on ne pouvait pas les changer, l’eût-on désiré. Le parti pouvait mettre à nu les plus petits détails de tout ce que l’on avait dit ou pensé,mais les profondeurs de votre cœur, dont les mouvements étaient mystérieux, même pour vous, demeuraient inviolables. »

J’aime bien cette phrase car elle représente assez bien ce que pense notre protagoniste, Winston Smith.

Englué dans un climat de haine et de terreur, Winston n’ose imaginer ce qui lui arriverait si la Police de la Pensée découvrait ses pensées. Car la est la véritable terreur: se faire démasquer, arrêter et disparaître comme tant d’autres avant lui.

Accompagné par Julia, jeune femme aux cheveux noirs qui se cache derrière un engouement au Parti non feint pour ne pas attirer l’attention sur ses véritables pensées,  Winston va peu à peu oser franchir l’infranchissable, lire l’interdit et décider de faire partie de la Fraternité, mouvement désireux de faire tomber Big Brother et de rétablir la vérité et l’égalité des droits.

Cette fiction m’a fascinée et terrifiée à la fois. L’envoûtement du peuple est poussé à son extrême et les pouvoirs du Parti et leurs techniques de manipulation terriblement puissants. Les prolétaires, ainsi appelés par George Orwell, ainsi que les membres du parti sont maintenus dans un tel état de dépendance et de terreur que les rares qui se risque à se rebeller finissent un jour par disparaître.

J’ai aimé suivre le cheminement de Winston dans sa quête de vérité et sa peur d’être démasqué ou livré ne m’a pas lâchée une seconde. J’ai été terrifiée de voir la tournure que prenaient les évènements et je n’ai relâché mon souffle qu’à la toute dernière page.

Georges Orwell est incontestablement un maître de la fiction et sa vision du monde dans ce livre apporte sa touche de philosophie. Sommes-nous des moutons? Finirons-nous par le devenir? La vérité que l’on nous dit doit-elle être remise en question?

Un grand visionnaire et un roman qui reflète malheureusement une partie du monde d’aujourd’hui…

Georges Orwell inclus beaucoup les rêves dans son roman et ce sont d’ailleurs les rêves que fait Winston qui l’aident à cheminer et à vouloir découvrir ce qu’en est du Monde.

Je voudrais donc finir cet article avec une phrase du roman qui m’a beaucoup plu:

 » C’était un de ces rêves qui, tout en offrant le décor caractéristique du rêve, permettent et prolongent l’activité de l’intelligence. Au cours de tels rêves, on prend conscience de faits et d’idées qui gardent leur valeur quand on s’est réveillé. »

Petit avec le widget, pour voter cliquez sur le lien ci-dessous:

https://p.antavo.com/DZW/?noredir=true
Ou sur ce lien 
http://www.englishtown.fr/blog/concours-fictional-favorites-votez-pour-votre-livre-prefere/ 

 

 

 

 

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