Paris Gare du Nord de Joy Sorman

Un livre bien attirant que celui-ci… Joy Sorman est restée une semaine à la Gare du Nord à arpenter les couloirs du métro, les centres de surveillance et les coulisses de la SNCF, et nous livre ici un récit heure par heure.

Il est vrai que lorsque l’on prend le métro, le RER ou encore le train, on ne pense pas à la fourmilière qui s’active pour satisfaire notre confort, nos arrivées en temps et en heure ou encore le bon déroulement de notre voyage.

Joy Sorman a choisi la Gare du Nord pour son attrait mais aussi pour la frontière qui existe entre la gare des trains grandes lignes et la gare de banlieue, ses « franges » aux alentours de la gare où SDF et toxicos se côtoient à la nuit tombée. Costumes cravates vs jeans baskets, la délimitation se fait jusqu’à la couleur du carrelage, blanc pour la SNCF, noir pour la RATP. Joy Sorman met ici en avant le travail des contrôleurs et de la police de la Gare. Elle s’immerge au cœur d’une grande entreprise de plus de 80 000 mètres carrés où les gestions de crise et les incidents de voyageurs sont un lot quotidien.

Nous avons tous assisté de  près ou de loin à une dispute entre agents et voyageurs, à une saisie de pickpocket ou encore à des retards de trains entraînant une véritable émeute dans la gare. Mais le fait de voir tous ces événements de l’extérieur et du côté des agents de la RATP ou de la SNCF nous fait relativiser et nous fait prendre en sympathie toutes ces personnes qui passent leurs journées à courir après la perfection et à vernir « l’image de la SNCF ».

Nous rencontrerons une conductrice de métro dont le rêve est de devenir conductrice de RER, un responsable de la sécurité incendie pour qui le moindre incident peut être synonyme de catastrophe. Nous suivrons l’évolution d’une journée type à la Gare du Nord, lors des heures de pointe comme à ces heures de fermeture pendant lesquelles plusieurs centaines de personnes s’affairent à rendre la gare aussi propre que possible.

Après les grèves à répétition et les critiques entendues sur la SNCF, nous voilà au cœur même de la société, avec les points de vues des agents et leur quotidien.

Un livre d’actualité, court mais intense, à lire et qui permet de comprendre beaucoup de choses.

 Mon meilleur passage :

  » C’est simple, si le carrelage au sol est blanc c’est la SNCF, s’il est noir c’est la RATP. Quand il y a un problème, quand la sécurité doit intervenir, on regarde la couleur du sol pour savoir quelles équipes envoyer, police ferroviaire ou police du métro . »

 

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