La charrette bleue de René Barjavel


Article rédigé pour le webzine des So Busy Girls

Barjavel est un de mes auteurs préféré si ce n’est mon préféré.

Je l’ai découvert il y a bien longtemps avec « La nuit des temps » puis « Ravage » ou encore «  La peau de César ». Ces romans de science-fiction m’ont toujours transportée et la plume de Barjavel a fait de moi une fan incontestée.

C ‘est donc avec surprise que j’ai découvert ce livre «  La charrette bleue » car autobiographique. J’avais trouvé ce livre dans la bibliothèque de ma sœur et le simple nom de Barjavel m’avait convaincu de le ramener avec moi sans même me donner la peine de lire la quatrième de couverture.

Tout d’abord déçue de ne pas tomber sur un nouveau roman de science-fiction, c’est avec grand intérêt que je me suis plongée dans l’enfance de René Barjavel, une enfance aux odeurs de Provence et de pain frais, une enfance riche de lectures et des valeurs simples de la vie.

Il a écrit ce livre alors qu’il vivait déjà à Paris depuis plusieurs années, ville qui, pour lui à l’époque, âgé alors d’une dizaine d’années, n’était que le grand Nord, une ville se rapprochant des Pôles. Barjavel nous raconte ici ses premières années chez ses parents, ses difficultés à l’école, son amour des livres.

La vie au début du 20ème siècle était difficile de par les restrictions alimentaires dues à la guerre, les maladies encore difficiles à soigner et les départs des hommes au front revenant rarement retrouver leurs familles.

Il y parle beaucoup de sa mère, une femme rayonnante et courageuse ayant toujours le sourire ainsi que des dernières années à ses côtés, affrontant une maladie qui transformera cette mère aimante en une femme fantôme.

Ce que j’ai préféré dans ce livre, ce sont les descriptions faites par Barjavel de ses endroits de lecture, de sa découverte d’une passion dévorante qui le conduira à être un écrivain hors du commun.

Pour les amateurs d’autobiographie, ce livre est bien construit, quoi que parfois un peu trop descriptif à mon goût, mais Barjavel arrive à nous mettre des étoiles dans les yeux lorsqu’il nous décrit ses moments d’émerveillement d’enfant en particulier lorsqu’il suit avec attention la construction de la fameuse charrette bleue.

Mon meilleur passage :

«  Mais je vis tout de suite l’incroyable, l’inespéré, l’inimaginable : le long de la cloison de brique qui séparait le remise du hangar à fagots, des piles et des tas, croulants, abandonnés, de livres, de revues, d’illustrés, d’albums neufs ou fatigués. ..Tous les invendus du bureau de tabac. ..Un volume et un poids de lecture qui faisaient dix fois, vingt fois, mon propre poids et mon propre volume…

Mon émotion ? Imaginez une femme ayant soudain accès aux coffres de Cartier, et pouvant y prendre à pleines mains l’or, les diamants et les perles… »

Publicités

3 réflexions sur “La charrette bleue de René Barjavel

  1. Arkhipoff dit :

    J’ai découvert « La charrette bleue » en 1995 et j’ai beaucoup aimé. Quel bonheur de retrouver ces souvenirs d’enfance que , moi aussi, j’avais gardé en ma mémoire, ce passé si familier et à la fois si lointain. Et, racontés par Barjavel, que d’émotions ces récits font naitre !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s