Une relation dangereuse de Douglas Kennedy

J’adore, lorsque je vais faire mes séances de rééducation à domicile, jeter un rapide coup d’œil sur les étagères des bibliothèques de mes patients surtout lorsque je sais qu’ils sont aussi passionnés que moi par la lecture.

C’est donc nonchalamment que j’ai erré devant la bibliothèque d’une de mes patientes la semaine dernière et lorsque j’ai vu ce livre, je lui ai tout de suite demandé si elle l’avait aimé. J’avais beaucoup entendu parlé de Douglas Kennedy sans avoir encore eu l’opportunité de le lire. Elle me la prêté spontanément en m’en disant le plus grand bien.

La quatrième de couverture était prometteuse d’ailleurs. Les extraits des commentaires du Parisien et du Figaro qualifiant le roman de «  féroce » et de «  roman au suspens décoiffant » n’ont qu’accentué mon envie de dévorer ce livre.

Et je peux à mon tour vous livrer mon avis qui est des plus positifs.

Le suspens est «  décoiffant » effectivement quoi que n’arrivant pas tout de suite.

Sally et Tony sont tous deux journalistes respectivement au Boston Post et au Chronicle. Ils se rencontrent au Caire où ils résident tous deux et une relation intime s’instaure très vite entre eux.

Les évènements, à savoir une grossesse imprévue chez Sally et une mutation de Tony à Londres, vont précipiter leur engagement et c’est seulement quelques semaines après leur rencontre qu’ils se marient au beau milieu des tumultes du Moyen-Orient.

La vie rêvée qu’ils s’étaient imaginés en Angleterre va malheureusement vite se transformer en cauchemar, d’une part à cause du comportement de Tony de plus en plus froid et d’autre part par la difficulté qu’à Sally à se sentir chez elle dans ce nouveau pays qui n’est pas le sien.

S’en suivent un accouchement difficile et une très forte dépression post-natale chez Sally. La sensation de perdre pieds, la culpabilité et la honte vont envahir cette femme en mal d’amour de son mari qui, avec ses absences du lit conjugal de plus en plus fréquentes ne fait qu’accentuer le mal être de sa femme.

Une hospitalisation de deux mois en service de psychiatrie va s’avérer nécessaire mais grâce aux professionnels et à une bonne dose d’antidépresseur, Sally va peu à peu refaire surface et pouvoir s’occuper de son fils, Jack.

Mais c’est sans compter sur le pire que va lui faire subir son mari…

Après un choc et une trahison plus que violente, Sally se retrouve dans les méandres de la justice anglaise pour tenter de retrouver ses droits et de convaincre un juge de son bon état mental.

Un livre plein de rebondissements et de compassion envers cette femme à l’honneur bafoué, un livre qui nous fait mieux comprendre l’enfer que peuvent vivre ces femmes lors de dépressions post-natales, un livre sur le soutien et l’entraide que je ne suis pas prête d’oublier.

J’aimerai vous en dire plus car cette histoire m’a laissée sans voix et j’ai rarement été absorbée à ce point par un roman mais vous en révéler davantage ne ferait que vous gâcher le meilleur de ce livre.

Mon meilleur passage :

«  Une brévissime inclinaison de la tête et déjà il se retournait. J’avais du mal à le regarder, moi aussi, mais une image s’est soudain surimposée à la scène dans mon esprit : Tony Hobbs assis sur le plancher de l’hélicoptère de la Croix-Rouge dans lequel je venais de grimper, en Somalie, ses lèvres ébauchant un sourire engageant à mon intention, auquel j’avais répondu…Tout avait commencé ainsi et nous avait conduits sur le perron d’un tribunal, entourés par nos avocats respectifs, incapables de nous regarder dans les yeux ».

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7 réflexions sur “Une relation dangereuse de Douglas Kennedy

  1. les Livres de George dit :

    c’est le premier Kennedy que j’ai lu, depuis j’ai dû en lire 4 ou , et d’ailleurs je suis en train de finir « les charmes de la vie conjugale », le problème est que Kennedy a un peu tendance à se répéter, mais ce roman-ci m’avait aussi agréablement surprise !

  2. fashionjurnaliste dit :

    Je l’ai lu l’été dernier et je dois avouer qu’il m’a laissé un sentiment assez dérangeant de malaise, lorsque je m’arrêtais au milieu, et même un peu à la fin. C’était bluffant, plein de rebondissements et un petit peu dérangeant (que la nature humaine peut être affreuse !)

    Je pense que je ne vais pas tarder à me pencher sur d’autres de ses livres.

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